Les huit vérifications que je fais avant de mettre un site en ligne
Un site peut avoir d’excellents textes et rester loin dans les résultats de recherche. Ce qui fait la différence se joue ailleurs, et se vérifie avant d’appuyer sur le bouton.
Voici les huit points que je passe en revue avant chaque mise en ligne, dans cet ordre. Si votre site est déjà publié, la liste fonctionne aussi : prenez-la comme un état des lieux.
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1. Le site est-il connu de Google ?
C’est le point de départ, et il passe souvent après les autres. Un site peut être beau et bien écrit : tant qu’il n’est pas enregistré, il n’existe pas pour les moteurs de recherche.
Tapez dans Google site: suivi de votre adresse, sans espace. Par exemple site:artmonie-ux.fr. Google affiche alors un aperçu des pages qu’il connaît de votre site. Le chiffre est approximatif, mais il donne une première idée.
Si presque rien ne sort, arrêtez-vous là. C’est l’indexation qu’il faut traiter d’abord, dans la Search Console de Google, qui est gratuite : elle vous donne le nombre exact de pages indexées, et la raison pour laquelle certaines ne le sont pas. Le reste attendra.
2. Chaque page a-t-elle son propre titre ?
Le titre d’une page est la ligne cliquable qui apparaît dans les résultats de recherche. C’est la première chose que voit quelqu’un, et souvent la seule qu’il lise avant de décider s’il clique.
Ouvrez chaque page et regardez l’onglet de votre navigateur. Si plusieurs pages affichent le même texte, ou simplement le nom de l’entreprise, elles se font concurrence entre elles.
Un bon titre reprend les mots que les gens tapent, pas le vocabulaire du métier. J’écris « Référencement naturel et SEO local à Toulouse » plutôt que « Optimisation de la visibilité organique », parce que personne ne cherche la seconde formule.
Comptez une soixantaine de signes. Au-delà, Google coupe, et c’est souvent le nom de votre entreprise qui disparaît..
3. La structure des titres est-elle lisible ?
Une page se lit comme un sommaire : un titre principal, puis des sous-titres qui organisent le contenu. Google s’en sert pour comprendre le sujet, et les lecteurs d’écran pour permettre à leurs utilisateurs de naviguer de section en section.
C’est l’erreur que je rencontre le plus souvent en audit : des boutons et des phrases d’accroche balisés comme des titres, parce qu’ils étaient gros à l’écran. Une page finit avec quinze titres de même niveau. Quand tout est titre, plus rien ne l’est, et le signal se dilue.
Sur chaque page : un seul titre principal, qui annonce le sujet, et des sous-titres qui suivent l’ordre de lecture.
4. Le site est-il confortable sur un téléphone ?
Google explore d’abord la version mobile d’un site. C’est donc celle-là qu’il faut juger, pas celle qui s’affiche sur le grand écran où l’on travaille.
Prenez votre téléphone et faites trois choses. Lisez vos horaires ou vos tarifs sans zoomer. Appuyez sur vos boutons avec le pouce, pas avec l’ongle. Remplissez votre formulaire de contact en entier.
Si l’une des trois demande un effort, vous perdez des visiteurs avant d’avoir eu l’occasion de les convaincre. Une cible tactile confortable mesure au moins 44 pixels de haut.
5. Combien pèsent les images ?
C’est la cause la plus fréquente d’un site lent, et la plus simple à traiter.
Une photo sortie d’un appareil ou d’un téléphone pèse souvent plusieurs mégaoctets. Trois images de ce poids sur une même page suffisent à faire attendre plusieurs secondes quelqu’un qui vous consulte en 4G, entre deux rendez-vous.
Je redimensionne chaque image à la taille où elle s’affichera vraiment, puis je la convertis en WebP, avant de la mettre en ligne. Sur une page vitrine, viser moins de 200 kilooctets de code est un objectif atteignable.
6. Les images ont-elles un texte alternatif ?
Le texte alternatif décrit l’image pour les personnes qui ne la voient pas, et pour Google qui ne la comprend pas.
Il y a un piège dans WordPress que beaucoup découvrent trop tard. Le texte alternatif est recopié dans la page au moment où vous insérez l’image. Si vous le renseignez ensuite dans la médiathèque, les images déjà posées gardent leur texte vide. La bibliothèque semble en ordre, et les pages restent muettes.
Le réflexe est donc de renseigner l’alternative avant l’insertion, jamais après. Décrivez simplement ce que l’image montre : « Page d’accueil du site Artmonie-UX affichée sur ordinateur et sur mobile » vaut mieux que « capture d’écran ».
Une image purement décorative, elle, garde un texte alternatif vide. C’est volontaire : décrire un motif de fond fait perdre du temps à ceux qui utilisent un lecteur d’écran.
7. Tous les liens mènent-ils quelque part ?
C’est la vérification que je ne saute jamais, et celle qu’on oublie le plus facilement sur un projet.
Un bouton dont la destination devait être décidée plus tard, une page dont l’adresse a changé en cours de route, un lien vers un document qu’on a finalement retiré : ces trois cas suffisent à laisser des boutons inertes sur les pages qui comptent le plus, celles qui vendent.
Cliquez sur chaque bouton et chaque lien, page par page, juste avant la mise en ligne. Comptez une heure sur un site vitrine. C’est fastidieux, et c’est la vérification qui rapporte le plus vite.
8. Les pages se parlent-elles entre elles ?
Google comprend l’importance d’une page en partie grâce au nombre de vos propres pages qui pointent vers elle. Une page que personne ne cite, même chez vous, passe pour secondaire.
Regardez vos pages les plus importantes, celles qui vendent. Combien de vos autres pages y mènent ? Sur mon site, chaque page de service renvoie vers le référencement là où la question se pose naturellement dans le texte.
Et vérifiez ce que dit le lien : « Découvrir le référencement naturel » informe mieux que « en savoir plus ».
Par où commencer sur un site déjà en ligne
Dans cet ordre : l’indexation, les liens, les titres. Ces trois-là changent quelque chose immédiatement, et vous pouvez les traiter en une matinée.
Le reste demande plus de temps, et surtout de la constance : le référencement se joue à chaque page ajoutée et à chaque image publiée.
Si vous préférez qu’un regard extérieur passe votre site au crible, c’est exactement ce que je fais dans un audit de référencement. Vous recevez la liste des points à corriger, classés par ce qui rapporte le plus, avec ce que vous pouvez faire vous-même et ce qui demande une intervention.
Vous préférez un regard extérieur ?
Si vous ne savez pas par où commencer, le plus simple reste d’en parler. Lors de notre premier échange, je vous pose quelques questions sur votre site, vos objectifs et ce que vous avez déjà mis en place, et je vous dis honnêtement ce qui me semble utile pour vous.